RBG, un film sur une femme engagée

Je n’ai plus écrit sur un film depuis longtemps mais celui-ci risque de passer inaperçu face aux blockbusters tels que Fantastic Beasts (que je n’ai pas aimé) ou Bohemian Rhapsody (que j’ai beaucoup aimé) donc je me fais un devoir de vous en parler.

Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai ouvert l’application UGC pour choisir la séance à laquelle nous irions avec une amie. Une seule séance, à 17h45, le jour de la sortie. Onze séances par jour pour Fantastic Beast et personne qui ne s’intéresse à la vie d’une femme qui se bat pour une minorité longtemps laissée de côté. 

Dans la salle pratiquement vide, un écho de ce qui se passe à l’écran et une ironie qui me plaît : 6 hommes, 3 femmes. 

Documentaire sur la seule juge féminine actuelle de la Cour Suprême des États-Unis, elle est devenue aujourd’hui une icône de la culture américaine progressiste et féministe. A 85 ans, elle a des idées plus progressistes et plus de couilles que nombres de féministes (féminins ou masculins) et une position qui lui permet de pouvoir réellement changer les choses. Inconnue de la culture européenne, je n’ai découvert son existence qu’une fois sur le sol américain, pendant mon voyage à New York en juin (mois de sortie aux USA, il y a donc 5 mois). 

film1820-rbg

Le réalisateur nous propose une chronologie des moments les plus importants de la vie et de la carrière de cette petite dame frêle et fragile qui cache si bien son jeu. Point de mise sur un piédestal, de romantisation du personnage, on nous la donne telle qu’elle est : sérieuse, solitaire, obsédée par son travail. Sa vie est une suite de hasards et de rencontres qui lui permettront d’arriver où elle en est aujourd’hui, entourée d’hommes plus ou moins bienveillants, plus ou moins progressistes et surtout, de son mari qui croira en elle comme peu d’hommes l’osaient dans les années 60.

Les images d’archives mélangées aux reportages, interviews et autres show télévisés nous perdent parfois dans une chronologie peu claire. Ce n’est pourtant pas cela qui nous empêchera de rester plongées dans les 1h38 de découverte d’un combat permanent pour éveiller les consciences à l’inégalité sexuelle dans presque tous les domaines de la société américaine encore aujourd’hui.

Un documentaire touchant sur une femme qui dort autant que son combat : jamais. 

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